Chantier : quelles mesures de sécurité ?

Par définition, un chantier est temporaire. Qu’il se déroule en intérieur ou en extérieur, qu’il soit situé sur la voie publique ou sur un terrain privé, que ce soit un chantier de construction ou de rénovation, qu’il soit de n’importe quelle taille et de n’importe quelle nature, il devient temporairement une zone potentiellement dangereuse, sensible et plus vulnérable aux actes malveillants.

 

La sécurité, l’affaire de tous !

Entre équipes, engins et matériaux lourds, les risques d’accidents ne manquent pas pendant la période de travaux. Il est alors nécessaire de sécuriser son chantier de construction pour le protéger contre les accidents et le vol. Qu’il s’agisse de la sécurité du personnel, des riverains, des éventuels passants ou des matériaux, il est primordial de prendre toutes les précautions indispensables liées à la sécurité de son chantier en mettant en place des solutions efficaces.

 

Signaler et avertir la mise en place de mon chantier

Signaler les travaux sur son chantier et avertir les personnes des éventuels dangers peut éviter quelques risques. Pour assurer sa sécurité, il est nécessaire d’utiliser un balisage de chantier (rubans de signalisation, panneaux indiquant un danger, cônes…). Mais alors, que dit la réglementation ? Si les travaux :

 

  • se déroulent sur un terrain privé, il n’existe pas de réglementation spécifique concernant ces chantiers. En revanche, en cas d’accident, c’est le chef de chantier ou le propriétaire du terrain qui sera tenu pour responsable. Il a donc tout intérêt à prendre ses précautions pour assurer la sécurité du chantier.

 

  • se passent sur la voie publique, la loi est alors beaucoup plus stricte. La réglementation relative à la signalisation routière s’applique en cas d’empiétement sur un trottoir, un terrain ou une voirie. Sur une zone de passage, il faut impérativement prévenir les personnes extérieures sur les risques encourus (passage d’engins, outils dangereux, chute de matériel…).

 

Les moyens de protection mécaniques installés doivent être résistants et durables, pendant toute la durée du chantier.

 

Fermer l’accès au chantier en respect de la sécurité

Un chantier est un lieu très dangereux. C’est la raison pour laquelle seules les personnes autorisées à y accéder peuvent le faire. Pour la sécurité de son chantier, il faut installer une clôture et un portail avec cadenas permettant de limiter l’accès un minimum et rendre ainsi l’accès moins facile.

 

Il doit également être délimité par une barrière de chantier pour éviter toute intrusion. Sans oublier qu’il est important d’installer des panneaux d’interdiction d’intrusion pour que le message soit clair et renforcer la sécurité du chantier. L’affichage de panneaux de dissuasion « site sécurisé » aux abords du chantier est fortement conseillé.

 

Les EPI, une protection obligatoire pour la sécurité  des intervenants ! 

Les Équipements de Protection Individuelle (EPI), destinés à protéger les travailleurs du BTP contre un ou plusieurs risques, font partie du matériel indispensable pour eux. L’architecte ou le maître d’œuvre sait pertinemment que la sécurisation d’un chantier passe par le port d’EPI. Tous les intervenants (même les visiteurs) doivent en être équipés. C’est le Code du travail qui définit les règles relatives à leur conception et à leur utilisation.

 

Le fabricant doit respecter des règles techniques strictes et des procédures de certification préalables pour pouvoir les mettre sur le marché.

 

Parmi les EPI, nous retrouvons :EPI de sécurité pour chantier

 

  • les casques de protection avec jugulaire (conforme aux normes EN NF 397 et 812), les bouchons d’oreilles, les lunettes de protection, les gants, les chaussures de sécurité, les équipements individuels de flottaison, les appareils de protection respiratoire (APR), les systèmes d’arrêt des chutes et les vêtements de protection (conforme à la norme EN NF 471) contre la chaleur, le feu, les produits chimiques…

 

 

Les EPI sont classés en trois catégories : « catégorie I, II et III ». Les procédures de certification sont applicables en fonction de la gravité des risques et du degré de complexité des EPI. Les EPI de catégorie I passent par l’auto-certification, ceux de catégorie II passent par l’examen CE de type, et ceux de catégorie III passent par la procédure complémentaire avec intervention d’un organisme notifié, en plus de l’examen CE de type.

 

Si des engins sont présents sur le chantier, tous les intervenants devront porter des vêtements à haute visibilité (souvent à bandes réfléchissantes, et fluo). Pour qu’ils soient bien distingués, les intervenants (salariés ou visiteurs) doivent également pouvoir porter un badge qui permettra au chef de chantier de reconnaître les différentes personnes présentes sur son chantier.

 

Visitez le site de l’INRS, organisme de référence dans les domaines de la santé au travail et de la prévention des risques professionnels, pour plus d’informations sur les règles d’utilisation : https://www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206077.

 

Vol sur mon chantier : que faire ? 

L’être humain, le processus et la technique : c’est par la combinaison de ces trois différents facteurs qu’un vol peut être effectué. Il existe une multitude de moyens techniques pour vous aider à renforcer la sécurité sur votre chantier. Néanmoins, si le chef de chantier n’est pas sensibilisé à la sécurité et si l’utilisation de techniques de protection ne s’inscrit pas dans un processus clair, les mesures de protection s’avéreront inefficaces. Il est donc essentiel de prendre en compte toutes les mesures nécessaires qui s’imposent à tous les niveaux pour la sécurité de votre chantier.

 

Il est judicieux de confier la mission « sécurité » à une des personnes présente sur le chantier. Celle-ci devra faire une ronde le matin et une autre le soir pour s’assurer que tout le matériel de sécurité soit enclenché, contrôler régulièrement si les clôtures sont encore en bon état…

 

Si malgré ces astuces, vous êtes quand même victime de vol sur votre chantier, le mieux est de ne rien toucher et d’appeler la police pour qu’elle vienne constater le vol. Une fois tous les documents en main, vous pourrez entamer la procédure auprès de votre assurance.

 

Comment bien gérer les déchets sur mon chantier ?

Dans la majorité des cas, tous les déchets (végétaux, chute de matériaux, gravats, emballages…) occupent une grande place sur les chantiers, à tel point qu’ils peuvent être la source d’accident (choc, glissade, coupures, chutes…). Il est donc impératif de les stocker en dehors de la zone de travail pour être à l’abri de ces situations.

 

L’objectif est de rendre le chantier le plus propre possible. Vous pouvez également faire appel à des entreprises spécialisées dans la déchetterie pour effectuer le recyclage des déchets préalablement triés sur votre chantier.

 

Attention, vous ne devez ni faire ni autoriser un feu. ! Cela est non seulement interdit par divers textes de loi, notamment le Code de la santé publique, mais c’est aussi très polluant pour l’environnement.

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