Quel matériel pour la vie quotidienne sur mes chantiers ?

Base-vie, WC, vestiaires, douches… le Code du travail, souvent couplé à d’autres règles (Directives Européennes, protocole sanitaire…), définit très précisément la règlementation concernant les installations d’hygiène et de vie sur les chantiers. Ces obligations sont à prendre en compte bien en avance, puisqu’il faut prévoir le matériel et mettre en place les infrastructures imposées avant même le début du chantier.

 

Des équipements à prévoir avant installation des chantiers

Plusieurs obligations diffèreront en fonction de divers critères, tout particulièrement selon la durée du chantier. La principale distinction est établie entre ceux de 4 mois et plus vs. ceux d’une durée inférieure. Ces obligations, qui sont une des responsabilités de l’employeur, répondent essentiellement à la logique de permettre aux salariés de conserver une véritable propreté, ce qui comprend la possibilité de se changer et de se nettoyer au mieux, malgré un environnement de travail généralement salissant.

 

La taille et les équipements sont déterminés selon le nombre de salariés sur place, afin d’être en nombre suffisant par personne (assises, vestiaires, ratio pour les WC…) et/ou logique de m2 par individu. Pour respecter la santé et bien-être individuel de chaque employé, ils doivent être régulièrement nettoyés, et chauffés en hiver.

 

Base vie de chantiers

 

La configuration du site ainsi que les équipements présents et disponibles sur place sont également à prendre en compte.

Ainsi, les installations ne pourront pas être les mêmes selon l’accessibilité ou non des branchements eau/électricité. La base-vie, essentiellement, pourra être reliée aux réseaux ou fonctionner de manière autonome.

 

De même, si les équipements nécessaires sont inadaptés au lieu, voire impossibles à mettre en place, des solutions alternatives peuvent être envisagées. Par exemple, à défaut de toilettes dédiées installées sur le chantier, l’utilisation des WC du client pourra être envisagée. Cette même logique existe aussi pour la restauration et le vestiaire des salariés : si les conditions pratiques y sont réunies, l’utilisation d’un local à proximité à cette fin est alors possible.

 

Il sera également essentiel de penser aux diverses autorisations à obtenir auprès de la municipalité afin de pouvoir respecter le planning établi et adapter le matériel. Ces autorisations s’avèrent souvent d’autant plus compliquées à obtenir lorsqu’elles nécessitent une présence d’infrastructures de cantonnement, avec emprise au sol sur la voirie. Cela explique notamment qu’en milieu urbain, les installations mobiles sont souvent privilégiées.

 

 

Des obligations variables selon la durée des chantiers

A partir de 4 mois, le droit du travail relatif aux installations d’hygiène pour les salariés s’applique donc globalement, avec des règles clairement établies pour chaque type d’infrastructure. Les exceptions concernent plutôt des chantiers durant moins de 4 moins, pour lesquels il existe des dérogations et aménagements. Cette souplesse de mettre en place des solutions respectueuses des règles, mais adaptés à la réalité de diverses situations.

 

La base-vie est l’installation clé au cœur de la plupart des chantiers. Alors que sa forme peut être assez variée, elle doit cependant toujours remplir de nombreux critères de sécurité, isolation… Selon les cas, la base-vie peut avoir une taille très variable, être individuelle ou collective, et intégrer plus ou moins d’équipements.

 

Toilettes de chantiersIl est obligatoire d’avoir des sanitaires (1 WC /10 personnes minimum), avec 1 lavabo (avec savon) ou à minima un réservoir d’eau (en cas de chantier<4 mois).

Un vestiaire est également indispensable : ce type de métiers nécessite de pouvoir se changer, de revêtir sa tenue de travail dans de bonnes conditions, tout en maintenant propre sa tenue de ville. Cet espace doit être assez chauffé, aéré, éclairé et propre… Les collaborateurs doivent pouvoir s’asseoir, ce qui implique un minimum d’1 assise/personne.

 

 

Si le chantier dure plus de 4 mois, ces vestiaires doivent disposer d’armoires individuelles. S’il est plus court, des patères (ou autre solution équivalente) peuvent être installées, en nombre suffisant.

En cas de chantier court (et généralement urbains), l’utilisation d’un véhicule de chantier aménagé spécialement à cet effet, sous réserve de respecter les critères précités dans une zone séparée du matériel, peut même être envisagé pour occuper temporairement ce rôle.

 

Un réfectoire doit également être installé en cas de repas pris sur le chantier (avec tables, chaises, réfrigérateur, micro-ondes…) De plus, en fonction des travaux réalisés (tout particulièrement en cas de présence de plomb ou d’amiante…), des douches devront également être présentes.

 

Par ailleurs, afin de bien organiser le travail, en favorisant des réunions d’équipe réalisées dans des conditions optimales, il est également souhaitable d’avoir une salle de réunion la plus adaptée possible.

 

ATTENTION, au-delà de ces mesures générales durables, il est indispensable de prendre également en compte les règles sanitaires additionnelles, en vigueur pendant des périodes spécifiques, y compris celles actuellement liées au COVID.

 

Parmi les principales mesures liées à cette période COVID, les nettoyages et désinfections doivent être plus fréquents, et la surface des installations à prévoir par personne est globalement doublée afin d’offrir davantage d’espace entre les individus.

 

Bien choisir son matériel, et aller au-delà du confort obligatoire

Selon l’activité de l’entreprise et ses besoins les plus fréquents, il sera intéressant d’envisager d’obtenir ces installations en location ou achat. L’achat, qui concerne du matériel neuf ou d’occasion, permet à l’entreprise de réutiliser ses infrastructures sur des chantiers successifs. La location, quant à elle, offre des installations adaptées exactement à chaque chantier, plus récentes, régulièrement révisées et aux normes. De plus, les entreprises de location se chargent généralement de l’installation, de la mise en service, de l’entretien et du démontage. Des contrats de location-vente peuvent également être proposés par certains acteurs du secteur.

 

Les solutions utilisées sur les chantiers sont généralement des équipements ayant fait leur preuve, efficaces et parfaitement adaptées aux besoins de la vie quotidienne sur un chantier.

On constate cependant qu’il existe depuis peu une certaine volonté d’évolution et innovation dans ces installations. Plusieurs acteurs du secteur cherchent à intégrer davantage d’économie d’énergie, voire d’écoconstruction, allant par exemple vers des bases-vie en bois et/ou plus écologiques. Ces évolutions s’inscrivent naturellement dans des démarches plus globales, tournées vers un plus grand respect de l’environnement.

 

Enfin, au-delà des obligations sanitaires, il ne faut pas hésiter à améliorer le confort et les conditions de travail sur le chantier par divers moyens : chauffages d’appoint, organisation du temps de travail (temps de pause, aménagement de la journée…), équipements récents et adéquats…

 

En effet, plus cette démarche sera poussée, plus elle motivera les ouvriers à rester efficaces et fidèles à leur entreprise. L’ensemble des moyens mis en place contribue ainsi à préserver la santé et la motivation des collaborateurs, tout en participant à la bonne image d’une entreprise, notamment auprès de ses clients et prospects.

 

Pour retrouver les règles applicables à chaque cas, ainsi que les articles du Code du Travail : https://www.preventionbtp.fr/ressources/focus/les-installations-d-accueil-et-d-hygiene-sur-chantier

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