Limiter les nuisances sonores sur un chantier

En raison de la nature des travaux à effectuer et des équipements utilisés, les chantiers sont généralement source d’importantes nuisances sonores. Bien heureusement, ces problématiques tendent à être prises en compte.

 

L’impact des nuisances sonores issues  d’un chantier

Dans un chantier, les nuisances sonores sont plus ou moins intenses et/ou durables. Cependant, certaines sont particulièrement identifiables telles que : une démolition, un terrassement, un coulage de béton avec vibrations, l’usage d’un marteau-piqueur,  d’un groupe électrogène, d’une scie, etc.

 

Il convient de distinguer 2 types de victimes potentielles soumises à ces nuisances :

  • Le personnel de chantier
  • Le voisinage

 

Les salariés travaillant sur place sont quotidiennement impactés par ces nuisances. Selon leur poste, ils seront amenés à les subir plus ou moins intensément.  Même sans être en contact direct avec les équipements les plus bruyants, ils auront à travailler dans cet environnement.

 

L’exposition prolongée à un haut niveau sonore peut avoir d’importantes répercussions sur la santé de ces travailleurs. C’est pourquoi il est essentiel de prendre en compte leurs conditions de travail et mettre en place les dispositifs nécessaires afin de limiter au maximum ces dangers. L’évaluation de ces risques ainsi que les mesures mises en place sont directement liées à l’obligation générale de sécurité qu’a toute entreprise vis-à-vis de son personnel.

 

Nuisances sonores - expositions au bruit

 

Le voisinage du chantier, à savoir les riverains, mais également les commerçants, sont également concernés par ces situations plus ou moins difficiles à supporter.

Encadrer et limiter ces nuisances

Il existe différentes réglementations afin que les conditions sonores soient acceptables dans le cadre d’un chantier, tant pour son personnel que pour les riverains. Parmi celles-ci se trouvent des règles relatives aux horaires des travaux, au niveau sonore global acceptable, aux niveaux sonores attestés des outils et des engins (dont le marquage CE), etc.

 

A savoir que certaines règles sont plutôt générales, tandis que d’autres sont plus spécifiques. Notamment selon la commune et/ou le département qui accueille le chantier.

Ces règlementations existent dans une logique de prévention, mais incluent également une dimension de contrôle, pouvant mener à l’indemnisation de préjudices occasionnés en cas de leur non-respect.

 

Des mesures du niveau sonore du chantier sont à effectuer sur le chantier-même pour son personnel, mais aussi dans ses alentours pour le voisinage.

Bien anticiper pour de meilleures conditions

Afin de réaliser un chantier dans les meilleures conditions possibles, tant pour les ouvriers que pour le voisinage, il est souhaitable d’effectuer des études pertinentes en amont. La désignation d’un interlocuteur Bruit sera également intéressante à intégrer dans l’organisation globale du chantier.

 

Il est généralement recommandé d’évaluer avec un acousticien l’impact prévisionnel du chantier, en prenant en compte la sensibilité du site et de ses riverains, pour estimer par la suite les solutions les plus adéquates à privilégier.

 

Ces études détaillées effectuées en amont peuvent sembler couteuses, mais elles s’avèrent généralement intéressantes par rapport au risque d’indemnisation des préjudices, des coûts d’assurance, etc.

 

Au-delà des choix déterminés pour la réalisation du chantier, il faudra également bien penser à mettre en place une communication efficace, claire et rassurante auprès des riverains. Ce qui contribuera pleinement au bon déroulement de celui-ci, limitant certaines hostilités de voisinages, sources de problèmes et de contretemps.

Quelles solutions adopter contre les nuisances sonores

Afin de limiter le bruit d’un chantier, il existe diverses catégories de solutions concrètes. Celles-ci vont du plus général, qui impactent le chantier dans son ensemble (exemple : un mode constructif peu bruyant), au plus spécifique (EPI dédiés à certains employés).

 

On peut retrouver le fait de privilégier  certains outils et/ou techniques plutôt que d’autres qui permettront de limiter les nuisances sonores, par exemple ceux avec insonorisation intégrée, ou encore des équipements électriques lorsque cela est possible.

 

Casque anti-bruitPa railleurs, il existe des solutions spécifiques dédiées à la limitation des nuisances sonores de chantier, en Equipement de Protection individuelle (EPI) d’une part et via une approche collective d’autre part.

Parmi les dispositifs de protection individuelle, les plus utilisés sont le bouchon d’oreille (standard, avec arceau, sur mesure…) ainsi que le casque à coquille.

Coté équipements acoustiques, plusieurs solutions font régulièrement leurs preuves, comme les écrans, bâches et/ou palissades acoustiques.

 

Enfin, l’organisation même du chantier sera au cœur de la démarche acoustique et de ses résultats. En effet, il est indispensable de réaliser un planning de chantier permettant de respecter les horaires les moins gênants, mais aussi de limiter les phases bruyantes, par exemple en mutualisant plusieurs taches.

 

Cette démarche concerne également les engins de chantier, pour lesquels il sera souhaitable d’optimiser leur plan de circulation.

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