Comment limiter la pollution liée à mes chantiers pour protéger l’environnement ?

Par nature, un chantier est polluant et produit de nombreux déchets. Les travaux qui s’y effectuent sont en particulier énergivores, avec le transport des matériaux, l’utilisation des engins de chantier, le déplacement quotidien des intervenants… Il existe 3 grands risques de pollution permanents : « pollution du sol », « pollution de l’eau » et « pollution de l’air ».

 

Aujourd’hui, la dimension environnementale et la gestion durable dans l’acte de construire sont essentielles et incontournables pour tous les professionnels du bâtiment. Il est devenu naturel de trier et recycler les déchets du BTP, c’est une bonne pratique assez ancrée désormais.

 

Les réglementations en vigueur doivent être respectées. Elles ont pour objectif de limiter la pollution de l’eau et des sols, de protéger le milieu naturel et gérer les déchets de manière efficace.

 

Informer les intervenants de mon chantier, une étape essentielle

Avant de commencer le chantier, il est important que le coordinateur SPS (Sécurité Protection de la Santé) ou le Responsable Sécurité et Environnement Chantier désigné soit informé de l’ensemble des mesures liées à la protection de l’environnement. Les intervenants doivent être formés et respecter les consignes en rapport avec le tri des déchets.

 

 

Une démarche de prévention auprès du voisinage évitera tout conflit. Il faudra anticiper et les prévenir de la réalisation du chantier et des nuisances potentielles qu’il pourrait générer. Annoncer une période approximative des épisodes les plus bruyants et de la fin du chantier leur permettra d’être au courant et par conséquent de s’organiser de leur côté. La mairie du lieu du chantier peut vous renseigner sur les plages horaires de bruit.

 

 

Élaborer un plan de tri, de collecte et d’élimination des déchetsPollution-engin en plein traitement de déchets

Le travail effectué en amont de mon chantier permet de prendre les principales décisions me permettant de limiter la pollution. En fonction de la taille du chantier, de sa localisation, des corps de métiers intervenants et de son accessibilité, il est possible d’évaluer et de quantifier le volume de déchets qui y seront produits afin de mieux chiffrer les coûts et organiser les filières.

 

Conformément à la Directive européenne 1999/31/CE du 26 avril 1999, il existe 3 catégories de déchets, et prévoir leur tri facilite la gestion de la pollution du chantier :

 

  • les déchets dangereux, représentant 1 % des déchets du BTP, sont dangereux pour l’environnement et la santé (amiante friable et lié, aérosols, piles, boues de séparateur d’hydrocarbures, vernis, colle, peintures…),
  • les déchets non-dangereux, sont des déchets industriels banals pour l’environnement, représentent 5,2 % des déchets du BTP (métaux, cartons, plastiques, papiers…),
  • les déchets inertes ne subissent pas de modification physique, chimique ou biologique importante et représentent 93,8 % des déchets du BTP (pierres, terre et matériaux de terrassement, briques et tuiles, céramique…).

 

 

Pour limiter la pollution sur le chantier, il faut penser à réduire les emballages, remplacer les produits dangereux, mettre en place des bennes de déchets communes fermées à clef, organiser le tri, le stockage et la collecte des éléments recyclables et installer une signalétique compréhensible par tous pour indiquer le lieu de stockage des différents déchets.

 

 

Mettre en place des actions pour réduire la pollution

Jeter et enterrer les déchets sur le chantier ou encore les brûler sont des actes interdits et ne permettent absolument pas de réduire l’impact du chantier sur l’environnement. Bien au contraire, ils renforcent la pollution.

 

Les produits présents sur le chantier doivent être correctement gérés. Aucun déchet liquide ne doit être déversé à même le sol, dans les bouches d’égout ou dans le réseau d’eaux pluviales. Afin d’éviter les pertes de produit et les rejets dans le sol, il est préférable de privilégier l’application des huiles de décoffrage par pulvérisation. Dès qu’elles sont pleines, les bennes doivent être bâchées, en attente d’être vidées.

 

Une fois les travaux livrés, il est important de réaliser un bilan pour mesurer l’efficacité des actions mises en place pour un chantier vert afin de constater ce qui a fonctionné ou non et d’apporter les mesures correctives adaptées pour les chantiers suivants.

 

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